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PASAJES TRES (Passages Trois)

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Scénario et commentaires : Javier Aguirre. Consultant : Luis de Uranzu. Caméra : Enrique Torán. Musique Concrète : Luis de Pablo. Technicien du Son : Jesús Ocaña. Montage : Jorge Palacio. Locuteurs : Roberto Llamas & Ángeles Macua. Dessins : Manuel Calvo & Antonio Saura. Production: CINECORTO. Noir & Blanc. 1961.

Commentaires sur le film

 

RAFAEL DIESTE

La plénitude de sa forme est indubitable, analogue à celle des partitions musicales. Maintenant, je pense que ces mêmes vertus croissent (et il en est de même pour la musique) si le jeu environnemental se joint à l’intervention de la conscience, non pas didactique mais dramatique, c’est-à-dire celle d’un « personnage ». Le documentaire est ainsi transposé – dans ce cas le documentaire poétique – pour se situer dans le seuil de la narrative, mais sans se compromettre avec la fabulation explicite … /… mais tout cela en rebondissant dans l’âme d’un vieil homme qui attend tranquillement le mystère final y s’amuse à ordonner de façon très simple sa propre métaphysique, il acquiert par pur hasard un intérêt humain qui surpasse, au moins du point de vue poétique, l’exposition documentaire directe, c’est-à-dire, sans un angle d’incidence, et sans celui de la réflexion conséquente.

 

MARIO BENEDETTI

Le temps de ressort de ce témoignage émouvant, et il l’est alors que certains « coups d’écran » semblent recueillir des quiétudes, des immobilités. Le canon mélange des gens et des tâches des trois villages, mais celles-ci au lieu de réalités contigües, symbolisent trois étapes, trois laps d’une seule communauté. Le langage cinématographique est ici, d’une efficacité indubitable, ainsi que la bande son, ce qui fait que la comparaison est plus nette.

 

MANUEL ANDUJAR

L’enterrement si majestueusement simple qui semblerait le graphisme d’une résurrection, entre temps pallié par les jeux des enfants, mis au ralenti, pleins d’amour.

 

MARIO CAMUS

C’est pour cela que quand nous jugeons « Pasajes Tres » inévitablement je me place sur un terrain à partir duquel il devient difficile de trouver que ce documentaire est quelque chose d’important, un film d’exception. Il a certainement, je ne le nie pas, une facture impeccable, un air de maturité et de connaissances qui devient surprenant dans un jeune homme, surtout qu’il commence à prendre de l’envol sur un chemin auquel personne n’avait accédé auparavant. En ce qui concerne cette porte qu’ouvre « Pasajes Tres », je la voie placée du point de vue formel presque dans l’expérimentation. Dans des circonstances semblables il est surprenant de voir un jeune homme se manifester dans ce sens-là, quand, à cause de la surabondance de sujets et de problèmes dans notre entourage, il semble plus logique que la forme ne soit pas appréhendée ou méconnue car exprimée en hâte … / … un court-métrage qui aurait pu être un film quelconque, dans une liste très courte des court-métrages importants de ce pays.

1961

 

JUAN MIGUEL GONZALEZ

Pasajes Tres (ce qui est nouveau, vieux et encore plus) (1961) est son travail suivant. Dans ce film il a mis en pratique pour la première fois un élément qui va devenir récurrent le long de sa filmographie. Il consiste surtout à marquer la différence entre deux éléments ou deux concepts différents travaillés dans une même œuvre, en les opposant au moyen du montage et du changement de la musique ; de cette façon, il mène à bien un montage intéressant par contraste …/ … Il faut se référer tout particulièrement à la séquence finale, où un petit garçon et deux vieilles femmes suivent jusque dans l’église un enfant de chœur qui porte une croix, tandis que les cloches sonnent la mort. C’est la métaphore parfaite qui laisse présager la fin proche d’un mode de vie qui languit sans rémission. « Pasajes Tres » a gagné cette même année la “Concha de Oro” (Coquille D’Or) dans le Festival de San Sébastian.

 

GONZALO SEBASTIAN DE ERICE

J’ai vu deux fois « Pasajes Tres ». La deuxième fois j’en ai profité bien davantage. Je pense qu’il faut voir ce matériel plusieurs fois encore. Cette vision multiple est un hommage à la force des images d’une partie du cinéma que nous voyons en ce moment. L’encadrement a été densifié, les éléments s’entassent, la vue n’est pas capable de tout embrasser dans les quelques secondes à notre disposition pendant que les photogrammes passent à toute vitesse. Ce problème, l’avantage d’un cinéma susceptible de révision, se pose quand nous considérons le court-métrage d’Aguirre. Cette qualité n’est présente que dans peu de matériel issu des laboratoires en langue espagnole … /… Il y a eu d’abord une impression du point de vue technique. J’ai été en mesure de voir un fond un peu flou dans une recherche formelle.

1961