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ESPAÑA INSÓLITA (L’Espagne Insolite)

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Argument: Vicente A. Pineda; Scénario: Vicente A. Pineda et Javier Aguirre. Commentaires/Texte: Dionisio Ridruejo. Musique: Luis de Pablo. Directeur de Photographie: Manuel Rojas. Cadre et décoration: Roman Calatayud. Montage: Antonio Ramírez. Assistants de Production: Jose Luis P. Tristán, Gonzalo Sebastián de Erice. Caméra 2ème unité: Luis Cuadrado. Chef de Production: Jesus R. Folgar. Producteur Exécutif: Gerardo Marote. 2ème Caméra: Raul R. Cubero. Laboratoires: Cinematiraje Riera. Avec les voix de: Maria Cuadra, Manuel Dicenta, Julia Gutierrez Caba, Carlos Lemos, Francisco Rabal, Fernando Rey, Paquita Rico, Jose Maria Rodero, Lina Rosales. Chanteur: Jarrito. Production: Eurofilms. Couleur. 1964.

Commentaires sur le film

 

PAUL BOWLES

« España Insolita », que j’ai déjà vue trois fois. C’est un beau documentaire et je pense, d’une grande valeur historique. Sûrement il ne faut pas insister qu’il serait complètement impossible de le faire actuellement. J’aime beaucoup le développement des scènes ainsi que l’accompagnement de la musique et de la bande son.

1994

 

JOSÉ BERGAMÍN

Un film magnifique, formidable, je le trouve non seulement insolite mais insolent. A cause de la violence et de la force imaginative de la propre vision. Une vision apocalyptique, dans l’interprétation exacte de ce mot : révélatrice d’une Espagne surnaturelle, de mœurs ; d’un réalisme non seulement magique et prodigieux mais explosif ; en effet volcanique; dont l’expressive agressivité saute sur nous comme un chat, mieux encore, comme un tigre, nous saute aux yeux…/… Quel fougueux, brûlant défilé d’images révélatrices, aussi réalistes, fantasmes, fantastiques ! Nous sommes saisis par son illusion et son angoisse.

1980

 

JOSÉ LUIS GARCI

Javier Aguirre, avec son premier film a marqué une route – une grande voie – pour la cinématographie. Jusqu’à ce moment, qu’est-ce qui avait été porté à l’écran pour illustrer notre pays ? …rien… Aguirre a pénétré dans la sèche et froide Espagne d’Azorin, dans le pays analphabète d’Unamuno, l’Espagne sobre et sceptique de Baroja, dans la balourde et pauvre – bon, pauvre suivant l’avis de tous- d’Eugenio Noel. Qu’auraient dit ces hommes qui, en 1998, voulaient espagnoliser nos racines si dures, devant ce moyen de diffusion ? A franchement parler, je crois qu’ « España Insolita » vaut vraiment plusieurs livres…/… Quelle différence que voir un film comme celui-ci, à côté de ces autres qui ont été tournés à Barcelone par des jeunes réalisateurs catalans, influencés jusqu’aux os par le cinéma français ou l’italien ! …/… Quelle différence avec « Mondo Cane » de Jacoppetti ! Confrontée à l’hypocrisie et à la méchanceté de MC, Aguirre fait preuve d’une surprenante sincérité autant en face du producteur que du public. Je pense qu’on a dit peu de fois, et sur un film, qu’une situation ou une autre est fictive, qu’elle a été reconstruite.

1965

 

MANUEL VILLEGAS LÓPEZ

Indubitablement, le documentaliste le plus important de la nouvelle génération, c’est lui, Javier Aguirre, avec de nombreux prix pour chacun de ses court-métrages. C’est une des références les plus claires de tout ce que l’on a dit au sujet de l’expression au moyen du binôme temps-image, dans le nouveau cinéma espagnol. Aguirre est surtout un documentaliste de son temps…/… Entre les deux grands courants fondateurs du documentaire, celles de Robert Flaherty et Dziga Vertov, Aguirre se positionne près du second, avec une évolution logique due à l’époque et une vision très personnelle…/… le film est sans aucun doute un des documentaires les plus importants et transcendantaux faits en Espagne et sur l’Espagne…/… en couleur, très bien, tourné avec des scènes vraiment extraordinaires au niveau de la réalisation, je trouve que c’est une œuvre fondamentale…/… le film s’attaque d’une façon directe à la double face de l’Espagne, vers ce qui est essentiel et ce qui est actuel. Je suis de l’avis que tous les cinéastes espagnols avant de commencer une œuvre, même la comédie la plus facile et joyeuse, devraient voir ce film pour se confronter à la réalité de leur pays ; l’une lointaine, l’autre contemporaine, mais les deux également existantes. Savoir où il est, où il habite, ce qu’il est, avant de faire du cinéma en Espagne.

1967

 

EUGENIA AFINOGUÉNOVA

La tendance ethnographique du cinéma espagnol qui s’appuie sur des antécédents de la taille de Buñuel n’a jamais été confinée dans les salles de classe. La codification filmique de fêtes et de mœurs, remonte aux origines du cinéma en Espagne et marque non seulement les documentaires mais aussi les films de fiction …/… Il ne s’agit pas du message mais du langage filmique, particulièrement si celui-ci inclut des éléments expérimentaux, ce qui marque la destinée du film…/… et dire encore que cette bande a atteint un record de permanence à l’affiche, et a perçu après un an d’affichage, 8 millions de pesetas. Tout laisse entrevoir que ce film « España Insólita » a cassé aux yeux du public les frontières établies entre le documentaire et le cinéma expérimental et transcende d’une façon révolutionnaire la niche modeste du marché réservée au cinéma de non-fiction…/… ce qui est insolite de cette Espagne récréée dans ce film réside dans la miraculeuse découverte cinématographique de ses recoins les plus obscurs, des recoins qui pouvaient être vus en couleur sur l’écran des cinémas métropolitains…/… « España Insólita » a été vue et considérée comme une réflexion innovatrice sur la religiosité espagnole.

2011