logo
biografia

 

 

enlaces

 

 

 

 

 

 

 

ESPACIO DOS (Espace Deux)

Galerie de Photos

Lightbox Gallery : horizontal

Scénario et Commentaires : Gabriel Blanco & Javier Aguirre. Producteur Exécutif : Eutimio Velasco. Musique Electronique : Luis de Pablo. Chanteur : Pericón de Cádiz. Caméra : Alfonso Pérez Muñoz & Fernando Guillot. Son : Jesús Ocaña. Montage : Maria Teresa Guillot. Assistant de Direction : Gabriel Blanco. Chefs de Production : José Pedro Villanueva & Antonio Llaves. Production: PROCUSA. Couleur . 1961.

Commentaires sur le film

 

LUIS DE PABLO

C’est un court-métrage suggestif ; les mêmes réalités d’une ville présentées sous deux aspects différents : l’un deux riche car stimulant et audace, au moins pour le musicien, la musique électronique – la première qui a été menée à bien en Espagne – et qui sert en guise de véhicule linéaire pour cette vision vertigineuse de la ville …/… Sans aucun doute, pour moi, le cinéma de Javier Aguirre est celui pour lequel j’ai produit de la musique avec le plus de plaisir.

1961

 

JAVIER SAGASTIZÁBAL

Les plans finaux de la plage font preuve d’une densité intuitive qui atteint des caractères réservés uniquement aux grands cinéastes (le plan final du trompettiste et de Juliette Gréco jouant Elena et les Hommes, le retour de Cimarron de la Guerre du Cuba, et autres) Et il faudrait en dire de même du plan du poisson qui se débat et qui remue sur le quai …/ … la transcendance d’ « Espacio Dos » repose précisément sur le caractère anti-cérébral de sa manifestation, sur une sorte d’émanation subtile qui se dégage des modules réservés uniquement aux véritables créateurs … /… Définitivement nous sommes en face d’un film au langage plus moderne provenant de la main d’un créateur espagnol. Par ses effets au niveau du canon spatial, par son montage, le son, la subtile suggestion d’un « au-delà » caché et mystérieux …/… j’estime qu’il faut considérer « Espacio Dos » et « Tiempo Dos » comme deux œuvres importantes, encore plus, j’affirme également qu’avec « Tierra sin Pan » (terre sans pain) et Cuenca, ce sont les seuls choses vraiment importantes qui ont été produites en Espagne.

1961

 

JOSÉ GUERRERO

Il y a des choses qui m’ont beaucoup intéressé dans ce documentaire sur Cadiz : le couvent, l’église, les murailles, la vue du haut, qui met en évidence la blancheur, qui ont une qualité grandiose, très andalouse. Ces chiffons qui volent, emportés par le vent, sur les terrasses blanches accompagnés de la voix de Pericon de Cadiz et la situation de la caméra en voyant le football de cette façon si spéciale avec cette musique, si froide, un gros contraste!.

1981

 

MANUEL ANDUJAR

Et en un saut de perche gigantesque, Cadiz, la ville millénaire, le cœur de Tartessos, l’ancre des Indes au ras du cireur ou du ciel aussi structural, celle qui égrène et polit les cantiques ou fraye un passage à la carriole d’un handicapé ou registre les cariatides de fibre et d’alfa réalisées par des vieillards et qui finalement, en guise de clin d’œil satyrique, se coiffe d’une tête-casque d’un gendarme, la délectation finale…/… Il n’y a pas de crainte avec lui, de maniérisme, d’inerties, d’auto-trucage. Il faudra le remercier car il est sur le point de conclure, en des successives plénitudes, l’équation magique de violence et d’harmonie.

1978

 

JUAN MIGUEL GONZALEZ

En insistant dans son étude particulière sur le temps et l’espace, Javier Aguirre signe « Espacio Dos » (1961), et gagne un prix lors de l’édition de 1962 de la Mostra de Venezia (films documentaires)… /… mais montrer une géographie urbaine assez simple n’est pas suffisant pour lui et à la première occasion il descend pour observer au ras du sol les gens en sentant que ce portrait de l’espace qu’il tourne, serait incomplet sans ces gens. La musique électronique des prises aériennes se transforme en un cantique de la terre dans des scènes de pure vie, sans additifs qui reprennent le regard anthropologique habituel. Le visage en gros plan d’un policier qui surveille la plage sans souci, est le dernier plan du film. C’est un exemple clair (comme le plan final du visage du petit garçon dans le film « Pasajes Tres ») du faible de ce cinéaste Basque pour les fins abruptes ; une ressource qui laisse suspendu dans l’air un halo inquiétant de singularité et d’étonnement. Il ne faut pas oublier qu’Aguirre est avant tout un cinéaste qui aime exploiter les possibilités sensorielles du cinématographe.