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DISPERSIÓN DE LA LUZ (Dispersion de la lumière)

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Production: Actual Films, 2006; Mis en scène par: Javier Aguirre; Basé sur l’œuvre : "Sobre los Angeles" (sur les anges), de Rafael Alberti; Chef de Production: José Luis de Damas; Montage: Antonio Peláez; Directeur de Photographie: Víctor Tejedor; Musique: Eduardo Polonio. Acteurs: Cristina Marsillach et Rosanna Pérez Valls. Avec les voix de : Teresa Berganza, Manuel de Blas, Mario Gas et Felix Grande. Durée: 85'.

Commentaires sur le film

 

PROFESOR BRUNO DI MARINO

Le chef-d’œuvre d’Aguirre est son long-métrage le plus récent, appelé « Dispersion de la Luz » (Dispersion de la lumière) qui a été tourné dans de différentes places situées entre Madrid, Malaga et Valladolid. Le film, qui est composé de 1073 prises et auquel ont été appliqués 1393 effets digitaux – comme spécifié par le metteur en scène lui-même dans les derniers crédits – est basé sur un poème écrit par Rafael Alberti lu en voix off ; cette œuvre complexe est une vidéo-symphonie sulfureuse qui, d’une part essaye de visualiser les vers du poète espagnol et d’autre part, tout en mélangeant des bouts de films (Ruttmann, Lang, expressionisme allemand, Cinegiornali, Hitchcock, et autres), est un flux d’images qui renvoient à d’autres images …/ … le prétexte poétique déchaîne la fantaisie la plus irréfrénable d’Aguirre qui, à l’occasion, n’a pas renoncé à interpréter l’avant-garde filmique comme un dispositif spectaculaire et hyper-formaliste.

2006

 

RAFAEL ALBERTI

Ton courage et ta vaillance en voulant, depuis plusieurs années déjà, faire un film avec mon livre sur les anges, m’emplit de joie et d’émotion, puisque c’est un de mes livres les plus chers et, sans aucun doute, le plus difficile quand il s’agit de pénétrer le texte. Ta ténacité envers ce projet ambitieux m’a toujours frappé et comme je t’avais commenté à plusieurs reprises, ta vision personnelle de mes poèmes m’a impressionné beaucoup puisque tu as su le traduire en un scénario cinématographique aussi attirant …/… Attiré par la force de ces vers, la voix de Javier Aguirre, l’intelligent metteur en scène d’« España Insólita » (l’Espagne insolite) est de l’autre côté du téléphone. Ton projet de porter au cinéma « Sobre los Angeles » (sur les anges) au moyen d’un scénario plein de risques et d’intérêt, me réjouit. Presqu’à partir de mon retour en Espagne, ce projet attend une main « Becquérienne » qui puisse l’appuyer économiquement.

 

 

RAFAEL UTRERA MACÍAS

Le film est caractérisé par son indépendance pleine, une fois que le texte a motivé l’image. « Sobre los Angeles » devient « Dispersion de la Luz » qui est, et en même temps, qui n’est pas …/ … des possibilités plastiques infinies où la lumière, le jeu lumineux, se transforment en des métaphores visuelles, qui construisent un texte organique où ce qui est visuel se conjugue à ce qui est auditif …/ … Un ensemble harmonique où l’addition de l’image pure, le mot plein, la musique suggestive se mélangent en une accolade solidaire …/ … la diction de chaque texte, le discours varié, le ton qui change, le timbre changeant de la voix, des voix puissantes comme celles de Mario Gas, de Manuel de Blas, ou de Felix Grande ont été utilisées pour contraster avec la douceur expressive à la délectation poétique de la voix de Teresa Berganza …/ … Javier Aguirre construit un récit audio-visuel d’un bout à l’autre, sans titres intermédiaires ni séparations artificielles, il n’a pas fait d’erreur en ajoutant des légendes ou des sous-titres dans chaque alinéa ou dans chaque bloc très probablement parce que pour lui, « Sobre los Angeles » est un ensemble harmonique dont la visualité optimale s’accomplit en tant que continuum narratif, comme une iconographie dynamique qui ne permet pas de hiatus ni de césures venues de l’extérieur. Voilà donc l’indépendance d’un récit visuel dont la poétique naît d’elle-même et en elle-même bien qu’elle ne nie pas sa provenance ni oublie son héritage littéraire généreux …/ … Javier Aguirre emploie “ses propres images” (ce qui équivaut à ses propres noms) ; l’actrice Cristina Marsillach, endormie ou perplexe est un exemple d’un geste éloquent, une présence silencieuse, une harmonie des traits dans son regard particulier sur le monde …/ … Ce « rasoir », un fétiche pour tant de camarades de génération, qu’ils soient putréfiés ou non, des objets que Buñuel, l’acteur Luis Buñuel, transformé en un icône intemporel pour avoir percé un œil avec lui et nous permettant d’entrer dans le subconscient cosmique pour que certains le tournent et d’autres en rêvent et pour que nous puissions le voir transformé en une réalité sur une toile en argent. La fin du film en utilisant une lame de rasoir sur un corps féminin nu baigné dans l’eau est un exemple d’une éloquente iconicité …/ … l’imagerie créée par Aguirre dans le film “Dispersion de la Luz” est caractérisée par la complexité iconographique de chaque prise …/… le discours poli d’Aguirre conforme un poème audio-visuel où un texte littéraire très personnel se mélange à une originale symphonie lumineuse.

2009